{"id":3442,"date":"2014-03-30T20:53:11","date_gmt":"2014-03-30T19:53:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/?page_id=3442"},"modified":"2024-11-03T11:46:46","modified_gmt":"2024-11-03T10:46:46","slug":"texts","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/texts\/","title":{"rendered":"Texts"},"content":{"rendered":"<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">A la d\u00e9couverte de l\u2019\u0153uvre de Solange Kowalewski - promenade d'initiation, Daniel Grataloup, 2015<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>A la d\u00e9couverte de l\u2019\u0153uvre de Solange Kowalewski &#8211; promenade d&#8217;initiation<\/h2>\n<p>Solange KOWALEWSKI&#8230;<\/p>\n<p>Oui, Solange KOWALEWSKI,<\/p>\n<p>Ce nom r\u00e9sonne comme un \u00e9cho dans le monde de la Cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette Artiste, qui ma\u00eetrise parfaitement toutes les techniques de la gravure, nous livre son \u00e2me, dans ses aspirations, ses tourments, ses espoirs.<\/p>\n<p>La profondeur de son expression est fort bien rendue dans l&#8217;ensemble de son \u0153uvre. Quelques exemples parmi bien d&#8217;autres : &#8220;lorsque la nuit parait&#8221; de 1981, &#8220;histoire de la caverne&#8221; de 2009, &#8220;d&#8217;image et de r\u00eave&#8221; de 2010, &#8220;apr\u00e8s l&#8217;orage&#8221; de 2012&#8230;<\/p>\n<p>Solange nous entra\u00eene dans ses myst\u00e8res en les cernant &#8220;dans l&#8217;ovale&#8221; 1 et 2 de 2013, pour exciter davantage notre curiosit\u00e9 et percer une \u00e9nigme, mais les estampes &#8220;sombre surface&#8221; 1 et 2 nous replongent dans le m\u00eame \u00e9tat de stup\u00e9faction.<\/p>\n<p>Un fr\u00e9missement intense nous saisit \u00e0 la vue de &#8220;bleu dans la nuit&#8221; de 2010 et de &#8220;la magie d&#8217;un soir&#8221; de 2013&#8230;<\/p>\n<p>La couleur revient de loin dans une qualit\u00e9 et une intensit\u00e9 rares avec &#8220;estampe bleue&#8221; de 2001,&#8221; impression en bleu&#8221; de 2005 et &#8220;port\u00e9e dans le temps&#8221; de 2007, &#8230;. &#8220;o\u00f9 allaient-ils&#8221; de 2007, ces fant\u00f4mes de l&#8217;\u00e2me ? Les d\u00e9couvrirons-nous depuis &#8220;derri\u00e8re la fen\u00eatre&#8221; de 2007 ?<\/p>\n<p>Tout nous plonge dans une profonde m\u00e9ditation avec &#8220;l&#8217;appel du soir&#8221; de 2003 et &#8220;la nuit est belle&#8221; de 2004.<\/p>\n<p>Ainsi s&#8217;ach\u00e8ve cette journ\u00e9e de r\u00eave et de contemplation que Solange Kowalewski a su, si g\u00e9n\u00e9reusement, nous offrir.<\/p>\n<p>Ma\u00eetrisant un grand nombre de techniques plastiques, cette artiste merveilleuse a pu, par son intelligence, sa grande sensibilit\u00e9 et son immense talent, s&#8217;exprimer parfaitement. Son \u0153uvre, sensible, vari\u00e9e et consid\u00e9rable, fait d&#8217;elle une grande artiste de notre temps, incontournable dans l&#8217;Art de la Gravure.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Daniel Grataloup, Gen\u00e8ve le 5 mars 2015<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">Les itin\u00e9raires de Solange Kowalewski, Yves Mairot, 2014<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>Les itin\u00e9raires de Solange Kowalewski<\/h2>\n<p>L\u2019art de Solange K. s\u2019impose tout d\u2019abord par une maitrise technique dans les domaines aussi divers que le dessin, la peinture et toutes les vari\u00e9t\u00e9s de la gravure.<\/p>\n<p>On aurait donc tendance \u00e0 s\u2019arr\u00eater \u00e0 cette premi\u00e8re impression et d\u00e9finir l\u2019art de Solange K. comme l\u2019expression la plus aboutie d\u2019un savoir technique incontestable. Ce point de vue n\u2019est pas inexact mais il masque \u2013 peut-\u00eatre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ? \u2013 d\u2019autres aspects de l\u2019\u0153uvre plastique. Peut-\u00eatre la rigoureuse dimension technique n\u2019est-elle que l\u2019effet d\u2019une pudeur qui voudrait sauvegarder l\u2019intensit\u00e9 de la vie affective&#8230; Or le d\u00e9tail des \u0153uvres permet de percevoir des secrets qui apportent un autre \u00e9clairage li\u00e9 \u00e0 l\u2019intensit\u00e9 de la vie subjective de l\u2019artiste.<\/p>\n<p>Ainsi le travail de Solange K. est-il , il me semble, le r\u00e9sultat saisissant d\u2019une symbiose entre technique et subjectivit\u00e9, entre rigueur et libert\u00e9 expressive. Cette richesse diatomique, en g\u00e9n\u00e9rant richesse et diversit\u00e9 des interpr\u00e9tations personnelles, assure \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Solange Kowalewski sa longue et tranquille p\u00e9rennit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Yves Mairot, 2014<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">Les spasmes de lumi\u00e8re, Jean-Paul Gavard-Perret, 2013<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>Les spasmes de lumi\u00e8re<\/h2>\n<p>Les espaces stri\u00e9s de veines noires de Solange Kowalewski provoquent bien des interrogations. Surgissent des jeux d\u2019ombres et de lumi\u00e8re. De lumi\u00e8re surtout sur les traces de cendre. Les incisions ressuscitent les morts. Mais aussi des vivants. Elles montrent l\u2019attente et le trouble. L\u2019envie tapie sous la poussi\u00e8re et \u00e9mise contre le temps ou afin de le remonter. Les \u0153uvres offrent le partage d\u2019une solitude et sont le fruit d\u2019une immense patience.<\/p>\n<p>Retournant aux sources Solange Kowalewski donne un nouveau d\u00e9part au monde. Elle est l\u00e0. Avec lui. Voudrait qu\u2019il aille un peu moins vite, un peu moins mal. Ces \u0153uvres sont des soirs qui tombent. Restent une fragilit\u00e9, dans la force, la force dans la fragilit\u00e9 loin de tout principe de narrativit\u00e9. Le myst\u00e8re est \u00e9vident mais reste un myst\u00e8re. S\u2019y ressent n\u00e9anmoins combien la cr\u00e9atrice lutte contre le temps et sa d\u00e9pression. C\u2019est l\u00e0 que tout recommence. L\u2019\u00e9veil laisse le souvenir d\u2019un songe. Il rend la fin de la nuit toujours incertaine dans l\u2019attente du jour aux traits obscurs de la vie.<\/p>\n<p>La nuit fourmille. Un astre parfois brille. La lumi\u00e8re emplit sa caverne. Le noir myst\u00e8re de l\u2019artiste l\u2019illumine. Ces \u0153uvres deviennent des pierres de lune ouvrant les portes du soleil. Mani\u00e8re pour elle de demander quels sont ses \u00eatres qui se souviennent de leur oubli ? Leur feu se nourrit de l\u2019ombre. Un trait sombre vient l\u2019\u00e9claircir, l\u2019ouvre. Les lignes noires sont des fibres de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Jean-Paul Gavard-Perret, 2013<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">La fianc\u00e9e de la gravure, Emmanuel Benador, New York, 2013<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>La fianc\u00e9e de la gravure<\/h2>\n<p>Avec Solange Kowalewski, la gravure est constamment en action. Elle ne met aucune limite \u00e0 son temps de travail et au nombre d\u2019impressions. A chaque tirage d\u2019une gravure en relief avant le passage de la presse \u00e0 bras, la prudence et l\u2019impertinence de l\u2019encre grasse \u00e0 taille-douce s\u2019accoutument \u00e0 sa main qui, en retirant le surplus d\u2019encre, cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u00e9motion recherch\u00e9e.<\/p>\n<p>La pointe d\u00e9rive sur le cuivre et cr\u00e9\u00e9 des effets de lumi\u00e8re, des tons de couleur qui alternent parfois avec des arr\u00eats dociles.<\/p>\n<p>Dans le processus du tirage, ce sont les chim\u00e8res de Solange Kowalewski qui nous sont donn\u00e9es \u00e0 voir. La virtuosit\u00e9 d&#8217;une empreinte sur papier et ses divers \u00e9tats sont en effet le r\u00e9sultat d&#8217;un artisan qui mod\u00e8le son art comme le sculpteur son pl\u00e2tre.<\/p>\n<p>Comment ne pas aller \u00e0 l\u2019essentiel, quand le temps \u00e9chappe \u00e0 l\u2019encre ou au crayon ? La pointe, le berceau, le crayon prennent possession de l\u2019espace du papier et s\u2019agitent autour de l\u2019\u0153il malgr\u00e9 l\u2019\u00e9troitesse de la composition.<\/p>\n<p>Quand le travail est enfin termin\u00e9, est-ce l\u2019irr\u00e9parable que Solange Kowalewski d\u00e9voile au spectateur ? A regarder ses gravures, on \u00e9prouve toujours le sentiment de pouvoir &#8220;aller vers autre chose&#8221;, une s\u00e9paration qui n\u2019est cependant pas un abandon. Reprendre et reprendre encore, c\u2019est pour cette artiste une renaissance, un pain quotidien, une nouvelle lueur. A travers la reprise d&#8217;un travail ant\u00e9rieur de plusieurs ann\u00e9es, elle pourrait nous dire : &#8220;Prends ma main, par qui ma pens\u00e9e est p\u00e9n\u00e9trable et par qui l\u2019obscurit\u00e9 s\u2019\u00e9veille&#8221;.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Emmanuel Benador, New York, 2013<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">Le po\u00e8te a la main agile, Emmanuel Benador, New York, mars 2012<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>Le po\u00e8te a la main agile<\/h2>\n<p>Le graveur s\u2019adonne \u00e0 chaque trait de ses doigts renouvel\u00e9s<\/p>\n<p>Combien de luxuriantes jubilations au sursaut d\u2019un trait creus\u00e9 sur le relief du papier faut-il pour devenir un Kowalewki ?<\/p>\n<p>Cet incident va faire diversion et produire la gerbe d\u2019une autre tension<\/p>\n<p>Mais d\u00e9tient-elle un secret, un vent qui chante d\u2019\u00e9tat en \u00e9tat ?<\/p>\n<p>Ce parcours est l\u2019\u0153uvre de mouvements titubants qui ne s\u2019ach\u00e8vent jamais<\/p>\n<p>Le jeu des blancs et des gris lui tend ses d\u00e9grad\u00e9s pour qu\u2019elle se batte avec les formes<\/p>\n<p>L\u2019incident lui dit que c\u2019est le juste milieu pour trouver des tr\u00e9sors<\/p>\n<p>Brosser la plaque, et la main cesse de prendre la moulure de l\u2019encre<\/p>\n<p>Les coffres s&#8217;ouvrent et livrent les gammes d\u2019un accordeur<\/p>\n<p>Une \u00e9toile avait sembl\u00e9 oubli\u00e9e au d\u00e9tour, un mur<\/p>\n<p>A sa vue, pour nous, le Lange de la presse frissonne d\u2019une note de Sol, avant d\u2019emprunter la feuille de papier.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Emmanuel Benador, New York, mars 2012<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">Solange Kowalewski, Hann Burt, Gen\u00e8ve, 2011<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>Solange Kowalewski<\/h2>\n<p>Lorsqu\u2019on se trouve en face d\u2019une \u0153uvre d\u2019art, on dispose de deux mani\u00e8res diff\u00e9rentes d\u2019appr\u00e9hender le sujet. La premi\u00e8re consiste \u00e0 se laisser surprendre par sa force d\u2019attraction ou de r\u00e9pulsion, ind\u00e9pendamment de la personnalit\u00e9 de son auteur, c\u2019est ce qu\u2019on appelle commun\u00e9ment &#8220;le coup de foudre&#8221; ou alors c\u2019est le rejet. Cette approche est subjective, voire narcissique. C\u2019est un pas irrationnel du &#8220;moi&#8221;. Les attributs de beaut\u00e9 et d\u2019\u00e9motion de l\u2019\u0153uvre suscitent alors en nous une certaine exaltation, une jubilation, un \u00e9merveillement. Cette phase \u00e9motionnelle est exclusivement individualiste. Un moment de s\u00e9duction qui fait fr\u00e9mir deux \u00eatres qui ne se connaissent pas.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me est aux antipodes de la premi\u00e8re : elle est plus lente et plus longue \u00e0 germer. Elle n\u2019a pas la spontan\u00e9it\u00e9 de la premi\u00e8re. Elle se traduit par un questionnement intellectuel et objectif. Elle demande du temps et de la r\u00e9flexion. Elle est moins intuitive. Alors me diriez vous, si vous \u00eates ind\u00e9cis, comment faire, comment se tirer d\u2019affaire ? La r\u00e9ponse est normande. C\u2019est-\u00e0 dire qu\u2019il n\u2019y a pas de r\u00e9ponse syst\u00e9matique \u00e0 une telle question. De l\u2019avis g\u00e9n\u00e9ral, il vaut mieux se laisser emporter par sa vibration propre et son impression premi\u00e8re. Une peinture, une gravure, est &#8220;une po\u00e9sie qui se voit&#8221;. Et une po\u00e9sie est une musique seulement audible \u00e0 l\u2019\u00e2me. Le premier contact est donc important car &#8220;le premier amour est le seul amour&#8221;.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me approche peut \u00eatre biais\u00e9e, notamment par une influence inconsciente des tendances et des vagues nouvelles, par une faible connaissance ou insuffisante des \u0153uvres d\u2019art, par une incapacit\u00e9 d\u00e9cisionnelle aussi. Qui peut pr\u00e9dire un mariage durable avec une \u0153uvre d\u2019art acquise m\u00eame apr\u00e8s m\u00fbre r\u00e9flexion ? Personne. Le myst\u00e8re est qu\u2019il arrive qu\u2019un jour, h\u00e9las, nous devons nous d\u00e9faire de ce nous croyions avoir passionn\u00e9ment aim\u00e9 !<\/p>\n<p>Solange Kowalewski\u2026 nous pr\u00e9sente une partie de son \u0153uvre. Une \u0153uvre profonde, accomplie, originale, sortie d\u2019un corps \u00e0 corps avec une mati\u00e8re r\u00e9fractaire, dure, entre le secret du vide et du plein, le clair et l\u2019obscur, la forme et le fond, avec un d\u00e9sir surhumain de la transcender et la plier aux gestes et aux pens\u00e9es, afin qu\u2019elle d\u00e9livre son message artistique. M\u00eame si son aspect ext\u00e9rieur nous para\u00eet herm\u00e9tique, rebutant, l\u2019\u0153uvre renferme une po\u00e9tique sous entendue. Sa musique interne n\u2019est pas ais\u00e9ment audible. Sa beaut\u00e9 non ais\u00e9ment visible. Donc, m\u00e9fions-nous des conclusions h\u00e2tives. Selon Oscar Wilde &#8220;Le visible n\u2019est qu\u2019un voile devant l\u2019invisible&#8221;. Par ailleurs, nous savons qu\u2019aucun esprit de l\u2019\u00e9poque n\u2019aurait pr\u00e9dit l\u2019extraordinaire projection dans l\u2019Histoire de l\u2019Art d\u2019un objet aussi banal que &#8220;L\u2019Urinoir&#8221; de 1917 de Marcel Duchamp ! Objet dont la fascination demeure encore immuable de nos jours.<\/p>\n<p>L\u2019artiste, est \u00e0 la fois ouvrier, technicien, artisan et ma\u00eetre. Elle connait tous les arcanes de son m\u00e9tier. Elle exerce sans compromis sa maitrise totale sur le papier, le cuivre, le zinc, ou le lino cher \u00e0 Picasso. Du n\u00e9ant, du rien, du vide, elle sait en faire jaillir des courbes, des jets, des formes, des motifs, des paroles, des rires et des larmes.<\/p>\n<p>Ce qui au bout du compte donne naissance au mouvement, param\u00e8tre de vie. Ainsi que le dit Henri Bergson : &#8220;la vie est mouvement&#8221;, l\u2019artiste est donc cr\u00e9ateur de vie, d\u2019une vie certes imaginaire dont elle est la seule cr\u00e9atrice et d\u00e9tentrice de la clef, mais elle sait qu\u2019un jour cette derni\u00e8re ouvrira la fen\u00eatre qui nous \u00e9clairera de sa pleine lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>Jean G\u00eanet dans son livre &#8220;L\u2019atelier de Giacometti&#8221; nous rapporte le leitmotiv, le cr\u00e9do, que l\u2019artiste lui r\u00e9p\u00e9tait sans cesse : &#8220;ma main vit, ma main voit&#8221;. L\u2019artiste a donc un sixi\u00e8me sens que le commun des mortels ne poss\u00e8de pas.<\/p>\n<p>Ce soir, l\u2019artiste sera pr\u00e9sente au vernissage de son \u0153uvre. Elle r\u00e9pondra volontiers aux questions pos\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Hann Burt, Gen\u00e8ve, 2011<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">Solange Kowalewski est myst\u00e9rieuse, C.G.H.+, 2010<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>Solange Kowalewski est myst\u00e9rieuse<\/h2>\n<p>Solange Kowalewski est myst\u00e9rieuse.<\/p>\n<p>Elle semble toujours descendre d\u2019un train de nuit, le regard perdu dans un r\u00eave sombre, z\u00e9br\u00e9 de lumi\u00e8res \u00e9lectriques.<\/p>\n<p>Son travail lui ressemble \u00e9trangement.<\/p>\n<p>Pour l\u2019appr\u00e9cier, il convient d\u2019\u00e9viter la vision p\u00e9remptoire du spectateur press\u00e9.<\/p>\n<p>Entrer sereinement dans ses compositions mystiques pour d\u00e9couvrir le grouillement du trait souvent enfoui sous des couches \u00e9paisses apparemment violentes.<\/p>\n<p>Travail c\u00e9r\u00e9bral. Difficile et sans concessions aux id\u00e9es du temps.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s grande artiste qui nous aide \u00e0 donner un peu de sens \u00e0 nos angoisses.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>C.G.H.+, 2010<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">Noires lumi\u00e8res, Andr\u00e9 Liatard, 2010<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>Noires lumi\u00e8res<\/h2>\n<p>Et la Lumi\u00e8re fut\u2026 origine de toute vie, de toute animation ?&#8230; origine du manich\u00e9isme dans lequel le blanc est le Bien et o\u00f9 le noir repr\u00e9sente l\u2019antre t\u00e9n\u00e9breuse du Mal ? Le philosophe nous a appris bien sur que tout \u00e9tait plus nuanc\u00e9 et plus complexe. Le po\u00e8te a explor\u00e9 tous les extr\u00eames de cette dualit\u00e9 en y d\u00e9couvrant d\u2019autres territoires insoup\u00e7onn\u00e9s. Le peintre et le graveur nous traduisent dans le concret l\u2019abstraction de tous ces espaces.<\/p>\n<p>Et c\u2019est ainsi que toutes les noires lumi\u00e8res sont identifi\u00e9es dans leurs nuances et leurs chatoiements les plus subtils. Solange Kowalewski est l\u2019exp\u00e9rimentatrice de ces domaines toujours plus vierges, &#8220;par del\u00e0 le Bien et le Mal&#8221;, tels que d\u00e9finis par Nietszche. Les techniques traditionnelles et innovantes de la gravure ainsi que les supports informatiques sont alors ses armes absolues.<\/p>\n<p>Dans le trait, le faux-semblant m\u00e9tallique des aplats, au travers de toutes les valeurs du blanc et du noir, dans le positif comme dans le n\u00e9gatif, l\u2019artiste semble en permanence d\u00e9calquer les ombres chinoises de ses propres r\u00eaves et les contours de fantasmes plus universels et dominateurs.<\/p>\n<p>Et le miracle op\u00e8re : le noir s\u2019\u00e9claire, luisant ou amati, il prend sa vraie dimension color\u00e9e, \u00eatre et non-\u00eatre, v\u00e9rit\u00e9 et faux-fuyant. Les formes s\u2019animent en grappes ou massifs d\u2019ombre, per\u00e7ant la carapace de l\u2019image par ces t\u00e9n\u00e8bres illumin\u00e9s. C\u2019est &#8220;l\u2019obscure clart\u00e9&#8221; de Corneille que l\u2019on appr\u00e9hende d\u00e8s lors dans toute sa magnitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Andr\u00e9 Liatard, 2010<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n<div data-id='closed' class=\"ozy-toggle ozy-waypoint-animate ozy-appear\"><span class=\"ozy-toggle-title\">L\u2019image est-elle reflet de l\u2019objet\u2026, Jean-Luc Daval, 2010<\/span><div class=\"ozy-toggle-inner\"><\/p>\n<h2>L\u2019image est-elle reflet de l\u2019objet\u2026<\/h2>\n<p>L\u2019image est-elle reflet de l\u2019objet qui se pr\u00e9sente \u00e0 son miroir ou repr\u00e9sentation du voir ? Photographie, elle donne l\u2019illusion de ce qui a \u00e9t\u00e9 ; dessin, elle manifeste la perception et la conscience de celui qui voit. Elle peut relever de la nostalgie ou de la r\u00e9v\u00e9lation, \u00eatre passive ou active\u2026<\/p>\n<p>L\u2019abstraction est une cons\u00e9quence de la reproduction photog\u00e9nique dont on fit la d\u00e9monstration en 1839. Jusqu\u2019alors, la nature semblait l\u2019in\u00e9vitable r\u00e9f\u00e9rent de la peinture et l\u2019artiste, en rabattant la profondeur sur la surface de son ouvrage, imaginait la perspective traduisant la place qu\u2019il se donnait dans l\u2019univers au moyen d\u2019une construction \u00e0 chaque g\u00e9n\u00e9ration diff\u00e9rente. L\u2019autre cons\u00e9quence de la photographie fut la sacralisation de l\u2019apparence dont la publicit\u00e9 et la communication se repaissent.<\/p>\n<p>Au mirage de ce qui n\u2019est plus, Malevitch opposa un Carr\u00e9 noir sur fond blanc. Il montra ce qui n\u2019aurait pas d\u2019existence en dehors des formes et des couleurs qui le r\u00e9alisent. De Mondrian \u00e0 Rothko, les abstraits somm\u00e8rent le vingti\u00e8me si\u00e8cle de choisir entre l\u2019illusion de ce qui fut et la construction de ce qui advient. Solange Kowalewski a \u00e9lu son camp !<\/p>\n<p>Depuis, le num\u00e9rique a m\u00eame travesti la photog\u00e9nie en la lib\u00e9rant du visible au profit de programmes s\u2019y substituant\u2026<\/p>\n<p>Le geste du photographe s\u2019assimila \u00e0 celui du chasseur aussi longtemps qu\u2019il fallut viser. L\u2019informatique supprima le support du film. De fusil, la camera se transforma en antenne parabolique. L\u2019ext\u00e9rieur s\u2019y enregistra sans qu\u2019il ne fut plus n\u00e9cessaire de le cadrer. Le regardeur fut transform\u00e9 en consommateur ! Il voit tout sans rien avoir regard\u00e9\u2026 Il ne s\u2019approprie plus le r\u00e9el, il y est immerg\u00e9. Il n\u2019exp\u00e9rimente plus ce qui s\u2019offre \u00e0 ses yeux ; il y substitue un mod\u00e8le artificiel qui lui permettra de le faire ressembler \u00e0 ce qu\u2019il croyait en savoir !<\/p>\n<p>L\u2019\u0153il avait permis de ramener le monde \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des possibilit\u00e9s et des d\u00e9sirs humains. L\u2019\u00e9volution de la technologie en a illimit\u00e9 le champ, transformant l\u2019acteur en r\u00e9cepteur. Il ne recherche plus l\u2019information, elle l\u2019absorbe. Les nerfs qui la v\u00e9hiculaient se transforment en fibres o\u00f9 le courant en s\u2019alternant neutralise la libert\u00e9 de choisir\u2026 Coupl\u00e9e \u00e0 l\u2019internet, l\u2019informatique a renvers\u00e9 les hi\u00e9rarchies. La multiplication infinie des possibilit\u00e9s de classer dissout les param\u00e8tres justifiant le choix d\u2019un classement. La dispersion du savoir contredit ce qui le structurait\u2026<\/p>\n<p>Noy\u00e9 dans une visibilit\u00e9 que plus rien ne filtre avant qu\u2019elle n\u2019atteigne son subconscient, l\u2019individu se laisse promener par les images pour ne plus parler leur langue. Seule la n\u00e9cessit\u00e9 de les communiquer donnait la distance indispensable \u00e0 leur critique !<\/p>\n<p>S\u2019exprimant \u00e0 travers la peinture, Solange Kowalewski a per\u00e7u la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019enseigner aussi les r\u00e8gles qui articulent son langage. Elle doit apprendre aux autres ce qu\u2019elle a personnellement conquis en s\u2019appuyant sur l\u2019exemple des cr\u00e9ateurs qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e. Voir et faire voir sont indissociables, \u00e7a-voir et savoir aussi !<\/p>\n<p>Les illustrations qui envahissent les publications, les repr\u00e9sentations qui s\u2019affichent sur les murs ou glissent sur les \u00e9crans donnent l\u2019illusion de traduire la vie. Leur multiplication les a vid\u00e9es de sens ! Charg\u00e9es d\u2019\u00e9veiller les d\u00e9sirs et les passions, elles ne transmettent plus que le reflet nostalgique de ce qui fut\u2026 Li\u00e9es \u00e0 la communication et \u00e0 la publicit\u00e9, ces illusions passent, ce qu\u2019elles montrent restant \u00e9tranger \u00e0 ce qui les constitue ! Ev\u00e8nements, elles trouvaient leur justification dans l\u2019actualit\u00e9 et la manifestation de leur contemporan\u00e9it\u00e9. Priv\u00e9es de l\u2019effet de surprise, archiv\u00e9es, elles finissent par ressembler \u00e0 ces tessons que les arch\u00e9ologues trouvent dans le sol. Pour leur permettre de faire \u0153uvre de m\u00e9moire, il faut les l\u00e9gender, monter, sc\u00e9nariser\u2026 La photographie est ins\u00e9parable de son commentaire !<\/p>\n<p>Les estampes de Solange Kowalewski parlent au contraire \u00e0 travers ce qui les constitue !<\/p>\n<p>Graver et dessiner participent d\u2019un langage commun, partagent le m\u00eame espace de communication. Sur une surface d\u00e9finie, les lignent se cherchent, se trouvent, se croisent, se superposent\u2026 Elles s\u2019all\u00e8gent ou s\u2019\u00e9paississent, deviennent ombre ou lumi\u00e8re ! Elles construisent profondeur et espace ; bougent ou se figent, creusent ou avancent. La main ne reproduit pas ce que l\u2019\u0153il per\u00e7oit ; elle \u00e9crit sous la dict\u00e9e d\u2019un sujet. Elle fouille, explore, \u00e9claire, h\u00e9site, r\u00e9v\u00e8le&#8230; Le geste a du caract\u00e8re, de la personnalit\u00e9 ! Il traduit directement ce qui est pens\u00e9, senti, \u00e9prouv\u00e9. Il avoue ce qui ne saurait se dire s\u2019il n\u2019avait \u00e9t\u00e9 inscrit !<\/p>\n<p>Pour graver, il faut choisir le support de l\u2019empreinte : m\u00e9tal, bois, lino, plastique\u2026 Il y a son travail \u00e0 la pointe, au burin ; il y a les barbes, le vernis, l\u2019acide \u2026 autant d\u2019op\u00e9rations restant secr\u00e8tes avant que la presse n\u2019inverse ce qui s\u2019est tram\u00e9 \u00e0 l\u2019aveugle. Il faut encore encrer, essuyer, caresser \u00e0 la paume les pointes de lumi\u00e8re\u2026 Choisir le papier, son grammage, son grain, son satinage, sa teinte !<\/p>\n<p>Vient la presse : serrer les rouleaux pour que leur pression \u00e9pouse les creux sans d\u00e9couper la cuvette, cadrer le papier humide, d\u00e9poser la plaque sans le salir, l\u2019isoler de feutres, faire avancer le tablier en tournant la roue\u2026 Voir, revoir cette \u00e9preuve toujours insoup\u00e7onn\u00e9e. Se l\u2019approprier en reprenant la plaque ; \u00e9pargner, brunir, recharger, r\u00e9encrer\u2026 Multiplier les \u00e9tats, voir et revoir le d\u00e9veloppement d\u2019une image latente qui ne se r\u00e9v\u00e8le qu\u2019au tirage, qui manifestera ce dont on n\u2019avait eu que l\u2019intuition ! Ce qui avait \u00e9t\u00e9 murmur\u00e9 sur une surface ouverte \u00e0 tous les \u00e9chos, l\u2019estampe l\u2019avoue \u00e0 voix haute. Aveugle, le graveur dialoguait obstin\u00e9ment avec une matrice qui, encr\u00e9e, r\u00e9v\u00e8le ce qu\u2019il ne savait pas encore.<\/p>\n<p>Unique mais toujours diff\u00e9rente, chaque estampe participe aussi d\u2019une s\u00e9rie \u00e0 l\u2019instar des toiles de Monet ayant pour sujet la Cath\u00e9drale de Rouen, les Meules ou les Nymph\u00e9as\u2026 Chacune manifeste un instant de lucidit\u00e9, participe du r\u00e9cit d\u2019\u00eatre ici et maintenant. L\u2019ombre y dialogue avec la lumi\u00e8re, les limites physiques du papier encadrent la conqu\u00eate d\u2019un espace int\u00e9rieur\u2026<\/p>\n<p>&#8220;Ce carr\u00e9 noir que j\u2018avais expos\u00e9, \u00e9crivit plus tard Malevitch, n\u2019\u00e9tait pas un carr\u00e9 vide, mais la sensibilit\u00e9 de l\u2019absence de l\u2019objet. Je reconnus que l\u2019objet et la repr\u00e9sentation avaient \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme les \u00e9quivalents de la sensibilit\u00e9 et je compris le mensonge de la volont\u00e9 et de la repr\u00e9sentation.&#8221;<\/p>\n<p>De 1913 et jusque dans les ann\u00e9es soixante-dix, il alla de soi que le langage s\u2019\u00e9mancipe de la tutelle du visible, que le peintre arrache &#8220;le monde des mains de la nature afin d\u2019en construire un nouveau dont l\u2019homme soit le ma\u00eetre&#8221;. L\u2019histoire de l\u2019art moderne ne retiendra que les \u0153uvres affirmant l\u2019autonomie de la cr\u00e9ation, la domination des formes naturelles, l\u2019affranchissement des limites traditionnelles jusqu\u2019aux all over de Pollock, aux monochromes de Klein ou aux Shaped Canvas de Stella. En d\u00e9clarant en 1964 : &#8220;Ma peinture est fond\u00e9e sur le principe que c\u2019est seulement ce qu\u2019on peut voir qui est l\u00e0, c\u2019est seulement un objet : ce que vous voyez est ce que vous voyez&#8221;. Stella mettait-il un terme \u00e0 l\u2019\u00e9volution du tableau ? La peinture qui avait permis aux peintres de se dire avait fini par se dire \u00e0 travers eux\u2026 L\u2019\u00e9volution du formalisme semblait l\u2019avoir condamn\u00e9e \u00e0 perdre sa fonction de medium !<\/p>\n<p>Ailleurs, la d\u00e9couverte de la finitude des ressources naturelles concluait les utopies du progr\u00e8s, l\u2019exotisme \u00e0 la source du n\u00e9o-primitivisme et le multiculturalisme prenaient aussi \u00e0 revers l\u2019\u00e9volutionnisme universaliste de la modernit\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Mais d\u00e9j\u00e0, le s\u00e9miologue Umberto Eco se demandait, dans son livre &#8220;L\u2019\u0152uvre ouverte&#8221;, si l\u2019art moderne n\u2019aurait pas aussi une fonction lib\u00e9ratrice et p\u00e9dagogique en nous habituant \u00e0 une continuelle rupture des mod\u00e8les et des sch\u00e8mes : &#8220;S\u2019il en \u00e9tait ainsi, l\u2019art contemporain viserait au-del\u00e0 du go\u00fbt et des structures esth\u00e9tiques, et s\u2019ins\u00e9rerait dans un discours plus vaste ; il repr\u00e9senterait pour l\u2019homme moderne une possibilit\u00e9 de salut, la voie vers la reconqu\u00eate de l\u2019autonomie, un double niveau de perception et d\u2019intelligence.&#8221;<\/p>\n<p>Par ses origines, son \u00e9ducation et l\u2019enseignement re\u00e7u en Alsace, Solange Kowaleswki \u00e9tait pr\u00e9dispos\u00e9e \u00e0 s\u2019opposer au d\u00e9terminisme de toute r\u00e9gression. Le pr\u00e9sent contient des promesses d\u2019avenir si le regardeur sait s\u2019observer quand il regarde, donner \u00e0 voir ce qu\u2019il pressent ! De Kandinsky \u00e0 Newman, la peinture moderne a aussi mis en jeu du spirituel\u2026 !<\/p>\n<p>Ses estampes ne sont pas &#8220;ouvertes&#8221; mais d\u00e9centr\u00e9es, comme l\u2019\u00e9tait, dans l\u2019\u00e9tude pour l\u2019almanach du Blaue Reiter, le rectangle portant le cavalier bleu de Kandinsky, ce porte-drapeau &#8220;du spirituel dans l\u2019art&#8221;. D\u00e9centr\u00e9es et asym\u00e9triques comme beaucoup de compositions supr\u00e9matistes de Malevitch ou Van Doesburg, elles s\u2019inscrivent dans la lign\u00e9e des abstractions chromatiques de Rothko ou Genevi\u00e8ve Asse. Elles r\u00e9v\u00e8lent un \u00e9quilibre gagn\u00e9 \u00e0 force de travail sur tous les d\u00e9sordres, un instant de conscience o\u00f9 les couleurs du sentiment se confondent avec l\u2019espace pictural. Les marges cernent le plan o\u00f9 s\u2019affirment les contours d\u2019une existence, l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un \u00eatre qui refuse tous les travestissements du para\u00eetre\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Jean-Luc Daval, 2010<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><\/div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":9,"comment_status":"open","ping_status":"open","template":"","meta":{"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"Texts about Solange Kowalewski visual artist | %%sitetitle%%","_seopress_titles_desc":"Very beautiful texts from Andr\u00e9 Liatard, Jean-Luc Daval ou Benador, which present the visual artist and her work.","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"class_list":["post-3442","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3442","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3442"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/3442\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.solangekowalewski.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}